vendredi 17 juillet 2015

Les trésors de Carthagène des Indes...

Buenos dias los amigos !

De tous temps Carthagène des Indes a suscité des convoitises et des jalousies pour ses richesses : or, cuivre, port de pêche important, commerce au beau fixe, musiques, jolies femmes, cadre de vie... Ainsi se sont érigés les remparts qui l'entourent au fils des siècles pour se protéger des assaillants divers : pirates, anglais, espagnols... pour enfin gagner son indépendance. Aujourd'hui encore, cette ville garde un charme à part, une ambiance latine pleine de couleurs qui lui valent cette réputation de destination convoitée.



Nous y voilà donc, gros changement d'ambiance après Bogota, et ce n'est pas pour nous déplaire. À commencer par les températures : plus de doute, on est bien sous les tropiques vu l'humidité ambiante et la chaleur écrasante.
Nous sommes rejoints par la sœur de Céline, Anaïs, et sa copine Jade qui resteront une vingtaine de jours avec nous. Quel plaisir de les retrouver ici et de partager un tel morceau du voyage avec elles !


Mais avant de parler du centre historique magnifique de Carthagène, nous devons préciser qu'en dehors des remparts qui le délimitent se trouvent des bidonvilles extrêmement pauvres, vétustes, délabrés, et abritant manifestement la majorité de la ville. Contraste saisissant, qu'on a peine à voir en approchant du centre, et qui est vraisemblablement passé sous silence pour préserver le tourisme de la cité historique...
La vieille ville est donc superbe, oui, et cette réputation n'est pas usurpée. Les façades sont pleines de couleurs, avec des petits balcons souvent d'une couleur différente, des plantes qui grimpent aux murs, des petites places arborées ici et là. On trouve de vieilles bâtisses, avec des patios intérieurs ombragés, pleines de caractère. De belles églises ou cathédrales nous rappellent que nous sommes sous influence chrétienne. Tout est très soigné, avec une homogénéité saisissante.







Nous déambulons simplement dans les rues, à nous imprégner de ces belles images. De la musique latine anime chaque magasin, restaurant ou bar, on comprend vite qu'on ne peut se passer de ces rythmes entraînants nulle part ! Nous apprécions sans pour autant pouvoir distinguer la salsa, du chachacha, du bachata, du merengué ou encore du tango...  Pour l'instant c'est un peu tout pareil pour nos piètres oreilles, mais ça viendra peut être ! Nous prenons part tous les quatre à une initiation à ces rythmes latinos. Pas franchement facile, les déhanchés semblent difficilement accessibles s'ils ne sont pas pratiqués depuis tout jeune... On se rend compte que c'est un travail de longue haleine, et Vincent n'est pas seul à en baver, loin de là... ;-)


C'est donc une ville très touristique où il fait bon vivre et passer du temps. Certaines rues sont tout à fait paisibles, et chacun prend plaisir à apprécier le charme ambiant, tandis que d'autres sont bondées par des magasins en tous genres, des enseignes de grandes marques par endroit. Mais nous préférons les dizaines de marchands ambulants ou les petites échoppes auxquels on adore acheter un avocat, une mangue, des litchis, du maïs grillé, un jus d'oranges pressées, des empanadas... Des petits plaisirs qui éveillent nos papilles et nous font oublier la chaleur. Nous prenons vite une bonne habitude de gourmand : pinte de jus de fruits frais au petit déjeuner... Avec un faible pour le jus de fruit de la passion :-) Tout le monde est ravi!






Les remparts permettent de prendre un peu de hauteur et de recul sur la ville et la côte. On aperçoit la ville nouvelle et ses gratte-ciel le long de la mer un peu plus loin, les quartiers pauvres de l'autre côté, et les belles tuiles des toits du quartier historique à l'intérieur. Que de contrastes en si peu d'espace ! 





En fin de journée, lorsque le soleil est rasant, les couleurs sont ravivées et prennent des tonalités un peu plus chaudes. On s'émerveille ! Et régulièrement un petit, ou plutôt un énorme orage vient rafraîchir l'atmosphère ! Ici quand il pleut, il ne pleut pas à moitié ! Les rues se remplissent de plusieurs centimètres d'eau en quelques minutes... Quel spectacle ! Ouf nos affaires sont bien à l'abri...





Voilà une excellente entrée en matière, avec de très bon ressentis de l'ambiance générale. Notre petite équipe est prête pour la suite !

 

La bise déhanchée !



mardi 14 juillet 2015

Bogota, la belle inconnue ?

Hola todos !

Nous voici arrivés de l'autre côté du Pacifique, en Colombie, à Bogota. Fin de l'Océanie, place à l'Amérique du Sud pour les mois à venir, changement radical de décors et d'ambiance !


"Bo-go-ta..." Ce nom résonne pour beaucoup comme une destination lointaine, le QG de la drogue, une ville soumise aux rythmes des agressions... Un pays dangereux avec ses cartels de la drogue, des narcotrafiquants, les Farcs... Certes, et ce n'est pas faute de l'avoir lu et entendu, nous sommes prévenus, alors on ne va pas chatouiller...
Mais la Colombie fait surtout rêver par son ambiance latine par excellence, ses paysages incroyablement variés entre Caraïbes, Amazonie, hautes montagnes ; par ses cultures de café, le tout baigné dans des musiques entraînantes et festives, et une joie de vivre des plus communicatives. Une réputation enviée par ses pays limitrophes, et c'est bien pour cela que nous sommes ici.

Alors pour notre première escale colombienne, à Bogota, on doit dire qu'on est directement plongés au cœur de l'ambiance, sans transition. Nous allons prendre nos marques et nos repères tranquillement, ressentir l'ambiance et nous fier aux conseils des locaux.




Une auberge chez l'habitant en plein cœur de la Candelaria, le quartier historique de Bogota, nous accueille à bras ouverts. Nos hôtes prennent soin de nous, nous briefent sur ce que nous pouvons faire, et nous donnent les précautions à prendre. En gros si on ne sort pas de la Candelaria en dehors des heures de journée, tout se passera bien.

   Maison dans laquelle nous dormons, elle date de 1518 !

La Candelaria est un très vieux quartier du XVIe siècle, avec beaucoup de charme. C'est aussi le cœur des affaires d'état : nombreux ministères et le palais présidentiel. Les rues ont du caractère avec les façades soignées des vieux bâtiments, les devantures des maisons sont peintes de couleurs vives, quelques fois avec un petit balcon qui domine la rue.

   La garde est montée devant le palais présidentiel

   Plaza Bolivar



Beaucoup de policiers un peu partout, toujours disponibles et agréables, ça nous rassure. On apprendra que les locaux aussi apprécient cette présence policière importante. Nous prenons part à un petit tour en plein centre avec l'office du tourisme local, notre petit groupe est escorté par deux policiers. On ne comprend pas tout, loin de là, notre espagnol est mis à rude épreuve. Mais ce n'est pas pire, on s'en sort pas trop mal pour l'instant, et immergés comme ça on devrait vite progresser.

Bogota est à 2600 mètres d'attitude, ce qui explique les températures clémentes. Cette capitale s'étend à perte de vue pour loger ses 4 millions d'habitants. Le Monserrate domine cette grande ville, point du vue imprenable à 3170 mètres d'où on se rend compte qu'une chape de pollution noirâtre stagne au dessus de la ville. Beurk...

   Vue du Monserrate  

   Hummmmmm la pollution... Pire qu'à Passy !

Nous déambulons le dimanche dans la Candelaria très animée. Un cours de danse publique est organisé devant la bibliothèque, du Chachacha ce matin... Chacun évolue à son rythme, nous regardons, essayons, c'est rigolo ! Bon on a du boulot, il va falloir travailler notre déhanché, enfin surtout Vincent...


La circulation est coupée pour laisser place à une sorte de grand marché-brocante sur les trottoirs de l'artère principale de la Candelaria. Chacun essaye de tirer son épingle du jeu en inventant toute sorte de business : vente de fruits, de bouquins, de friandises, d'en-cas des plus appétissants ou encore des paris sur une course de cochons d'inde... Nous nous fondons dans la masse petit à petit, en regardant toute cette effervescence avec étonnement et surprise.



   Vraiment drôle ! Chacun mise sur une "cabane" et celui qui gagne remporte le double de sa mise.



Côté culinaire, de bien bonnes choses sont au menu. On trouve notamment aux quatre coins de la rue les fameux empanadas bien connus en Amérique du Sud : chaussons fourrés à plus où moins tout mais très souvent au poulet. Mais aussi quelques spécialités inconnues pour nous jusque là. Par exemple le tamal : préparation à base de farine de maïs cuite dans une feuille de bananier. Ou encore l'ajiaco, spécialité de Bogota, soupe de pommes de terre, de poulet et de maïs. Sans oublier les montagnes de fruits exotiques et les jus qui vont avec ! On se régale !

   Ajiaco et jus de fruit de la passion

   Tamal

Nous n'aurons finalement visité qu'une goutte d'eau de cette vaste ville, la zone la plus sûre. Très peu de touristes, même en plein centre de la Candelaria. 

La bise, prudente...